Le singe qui fait mouche est né en pleine jungle urbaine. Ce territoire sera son terrain de jeu pendant une vingtaine d’années avant qu’il ne décide de s’aventurer au-delà.

Son travail porte principalement sur la mémoire, la trace, la disparition. Il procède par accumulation, s’intéresse autant à des détails triviaux, à priori  insignifiants, qu’à des grands questionnements universels : la vie, la mort, l’au-delà, l’univers. Il porte également une attention particulière aux points de jonction, de basculement entre le visible et l’invisible, le perceptible et l’imperceptible,  le passé et le futur, la réalité et la fiction.

Sa pratique, principalement photographique, trouve des prolongations dans l’installation, l’art modeste, voir pauvre. A partir de savoirs techniques, la plupart du temps approximatifs, il développe des projets qui, de temps en temps, réussissent.

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“Le monde qui se compose ainsi dans la tête des enfants est si riche et si beau qu’on ne sait s’il est le résultat exagéré d’idées apprises, ou si c’est un ressouvenir d’une existence antérieure.“

Nerval – Voyage en orient

“Qui tente de s’approcher de son propre passé enseveli doit faire comme un homme qui fouille. Il ne doit surtout pas craindre de revenir sans cesse à un seul et même état de choses – à le disperser comme on disperse de la terre, à le retourner comme on retourne le royaume de la terre car les « états de choses » ne sont rien de plus que des couches qui ne livrent qu’après une exploration méticuleuse ce qui justifie ces fouilles. C’est-à-dire les images, qui, arrachées à tout contexte antérieur, sont pour notre regard ultérieur des joyaux en habits sobres – comme des torsi dans la galerie du collectionneur.“
Walter Benjamin – Fouilles et souvenir

“Il n’y a pas d’absence s’il persiste au moins le souvenir de l’absence“
Anne Michaels

 

 

 

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All contents © Le singe qui fait mouche / Monsinjon 2017
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